Les goélands à bec cerclé dans la grande région de Montréal

Si l’arrivée imminente du printemps est synonyme de températures plus clémentes, elle signifie également le retour graduel des goélands à bec cerclé dans le sud du Québec au terme de leur migration printanière. Selon les dernières données collectées par le Service Canadien de la Faune, on estime à plus de 70 000 le nombre de couples nicheurs dans la grande région de Montréal seulement !

Pourquoi tenir les goélands à l’écart?

Le goéland à bec cerclé est une espèce très opportuniste dont la diète, en milieu urbain, est principalement composée de déchets comestibles . S’il n’est pas rare de constater d’importants regroupements de goélands à proximité des sites d’enfouissement et portuaires, des parcs, des plages, des écoles et des centres commerciaux, leur présence n’en est pas moins problématique. En effet, ces lieux représentant des aires d’alimentation et de repos prisées par les goélands, ceux-ci peuvent rapidement devenir de fidèles visiteurs en l’absence de mesures de contrôle. Or, la présence de ces oiseaux grégaires peut être perçue comme une nuisance ; leurs déjections, en plus de compromettre l’esthétique d’un site et l’intégrité des bâtiments, peuvent représenter un risque considérable pour la santé humaine puisque les goélands sont vecteurs de certains pathogènes tels que la bactérie causant la salmonellose. Les attroupements de ces oiseaux dans les sites d’enfouissement de déchets constituent, entre autres, un risque pour la sécurité des travailleurs. En plus des importants enjeux sanitaires liés aux fientes produites par les goélands, les nuées d’oiseaux peuvent également nuire à la visibilité des opérateurs de machinerie lourde causant des risques au niveau de la sécurité.

Spécialistes du contrôle aviaire

Depuis de nombreuses années, l’équipe d’Artémis, composée d’experts en gestion de la faune, travaille en partenariat avec les gestionnaires de sites d’enfouissement et portuaires, les municipalités et les entreprises privées en milieu industriel de la province afin de contrôler la présence de cette espèce aux sites où leur nombre atteint un niveau critique rendant la cohabitation difficile . Notre travail consiste principalement à y atténuer l’achalandage des goélands en assurant une présence dissuasive par le biais d’oiseaux de proie entraînés à les pourchasser. D’autres méthodes actives et passives sont également mises en place dans le cadre d’un programme de gestion à long terme.